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Al-Jazeera au centre des tensions au Moyen-Orient

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La chaîne qatarienne a depuis quelques mois reçus de vives critiques venant des autres pays du Golfe, notamment l’Arabie Saoudite et ses alliés. Cependant, l’ONU s’y oppose farouchement, ce qui fait couler beaucoup d’encre en ce moment. Revenons sur l’origine de cette discorde qui risque de coûter cher à la chaîne de télévision.

Les causes réelles de la mésentente

C’était lors de la visite du Président américain en Arabie Saoudite, en mai dernier, que la chaîne a été la cible d’une cyberattaque. Des propos à l’encontre de la politique américaine y ont été diffusés, ce qui a poussé les pays du Golfe à accuser le Qatar d’être un partisan du terrorisme. Il semble que la monarchie accueille les membres du Hamas et de bien d’autres faits, mais qu’elle serait en relation continue avec l’Iran, l’ennemi juré de l’Arabie Saoudite. Il faut dire tout de même que la chaîne a, depuis sa création, été vue comme un dérangement, car elle s’est immiscée sur le monopole de l’Arabie Saoudite et de ses alliés sur les médias du golfe Persique. Mais ce qui a mis le feu aux poudres est l’accusation à l’encontre d’Al-Jazeera, l’accusant de voir de bon œil les différents soulèvements populaires qui ont secoué plusieurs pays du Maghreb ou encore du golfe Persique.

Les premières revendications des pays du Golfe

Il y a juste quelques années, ces pays ont déjà poussé Al-Jazeera à revoir sa ligne. C’est le pays tout entier qui a revu sa politique en renvoyant les figures islamistes présentes sur son territoire et a demandé à la chaîne de changer le ton qu’elle utilise, car attisant l’agressivité de ses voisins. Cependant, Doha affirme que le premier geste a été en partie respecté, c’est-à-dire le renvoi de quelques figures islamistes, mais sinon rien d’autre n’a été entrepris.

Une issue plutôt houleuse

L’ONU, représentée par son haut-commissaire aux droits de l’homme, ne tolère aucunement l’incitation à la fermeture de la chaîne qatarienne. Il s’agit pour cette institution d’un grave manque de respect au droit à la liberté d’expression et d’opinion. Un ultimatum a déjà été déposé par quelques pays comme l’Arabie Saoudite ou encore l’Égypte pour procéder à la fermeture de la chaîne. Le bras de fer est donc lancé, reste à savoir la suite de l’histoire.

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