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L’Ebdo, un vent nouveau sur le journalisme

ebdo info media

Entre surabondance d’informations, omniprésence de la publicité et défiance vis-à-vis d’une presse vue comme inféodée aux élites, les médias traditionnels sont malmenés et les journalistes voient leur crédibilité contestée. Ebdo, dont le premier numéro paraîtra le 12 janvier 2018, souhaite traiter l’actualité autrement, en invitant les lecteurs à être de véritables acteurs de l’information.

Tous les vendredis, on trouvera dans les kiosques un hebdomadaire se démarquant des newsmagazines. Plutôt que courir après une actualité rythmée par l’information en continue, Ebdo publiera du contenu destiné à divertir et émerveiller le lecteur et l’amenant à prendre du recul avec des clés de compréhension du monde lointain et immédiat.

Ebdo porte une vision horizontale de l’information : l’hebdomadaire compte puiser auprès de ses lecteurs des idées d’enquêtes et de reportages, plutôt que de simplement leur raconter ce qu’ils doivent entendre. Cette remise au goût du jour de l’immersion terrain est également symbolisée par l’obligation qu’ont les journalistes de loger chez l’habitant plutôt qu’à l’hôtel.

Ebdo : un support papier sans publicités et véritable challenge économique

L’Ebdo se caractérise par sa forme radicale : un support papier sans publicités. Ce choix garantit l’indépendance éditoriale du magazine tout en proposant au lecteur un « bel objet » à conserver. Pour produire cent pages par semaine, l’hebdomadaire a recruté une quarantaine de journalistes parmi les plus belles plumes de la presse traditionnelle.

L’Ebdo est née d’une réflexion lancée il y a deux ans chez Rollin Publications, société éditrice des revues SixMois et XXl. L’expérience vécue avec cette dernière a fait ressortir le besoin d’un support d’information régulier mais différent. À la tête de l’Ebdo, l’éditeur a placé Patrick de Saint-Exupéry (XXI) et Constance Poniatowski (ex-Version Femina).

L’Ebdo est un véritable challenge économique : avec un prix inférieur à 4 euros et 15 millions d’euros de budget annuel, le magazine doit fidéliser 120.000 lecteurs chaque semaine. Toutefois, le succès de la campagne de financement participatif a démontré l’intérêt pour ce nouvel hebdomadaire et le besoin d’un vent nouveau dans la presse.

Sources des photos : lejsl.com